Une astuce pour vaincre la flemme ! (Idée Active #3)

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Cette semaine, j’ai gagné contre la flemme en utilisant une technique toute simple mais terriblement efficace : je vous raconte.


Mon entraînement d’escalade était programmé dans mon agenda pour jeudi à 18h30.


J’étais bien parti car j’avais mis en application l’astuce qui consiste, pour honorer ses bonnes habitudes, à “prendre un rendez-vous avec soi-même” et à planifier, en notant à l’avance dans son agenda, ses entraînements de la semaine.


Malheuresement cela ne suffit pas toujours.


Ce jeudi fin d’après-midi donc, arrivant l’heure du départ, j’ai senti mon cerveau user de tous les stratagèmes pour me dissuader d’aller au gymnase :


“Tu as beaucoup de travail en retard et de choses à terminer, tu n’as pas le temps d’aller au sport… En plus tu es déjà en retard par rapport à l’heure prévue… Et tu n’as pas très bien dormi cette nuit : tu mérites du repos.”


Ces stratagèmes, je l’avoue, ont par le passé démontré une certaine efficacité et mon cerveau, qui cherche toujours le chemin du moindre effort, le sait très bien : ainsi se créent aussi les mauvaises habitudes.


Seulement voilà, je ne peux pas venir d’achever la lecture d’un livre sur les habitudes ni envoyer des mails sur le sujet depuis 3 semaines, et me laisser, sans gêne, lâchement abattre par ce qui m’a tout l’air d’une crise aigüe de flémingite.


Alors que j’étais sur le point de renoncer à cet entraînement, et sentant la déception m’envahir, je me suis mis à visualiser ma séance d’entraînement dans mon esprit.


J’y ai cherché, dans un ultime recours, des arguments pour me convaincre de sortir de chez moi, alors que l’obscurité du soir commençait à envelopper la ville.


J’ai alors vu ce mur d’escalade (dans le jargon on parle de voie), duquel j’essaie d’arriver au sommet depuis plusieurs séances sans y parvenir et je me suis dit :


Voilà ton objectif !
Réussir à grimper ce mur, et, si tu ne fais que ça de ta séance, ce sera déjà très bien car tu en tireras une grande satisfaction personnelle
”.


Et c’est vrai : j’adore ce sport car, malgré la difficulté permanente, la satisfaction que l’on ressent lorsqu’on parvient au sommet d’une voie, est très addictive.


D’un coup, j’ai arrêté de voir ma séance du jour comme un bloc de 2 heures dans mon emploi du temps pendant lequel je devrais fournir un effort physique pénible, au lieu d’avancer dans mon travail.

J’ai commencé à la considérer comme ce petit défi personnel à relever, avec une grande satisfaction à la clé.


Ce qui est une façon beaucoup plus attrayante de considérer exactement la même activité.


J’ai en conséquence ressenti, et je vous assure que c’est vrai, un foudroyant boost d’énergie et de motivation :


Oui, c’est certain, il faut que j’y aille et que j’arrive enfin à grimper ce fichu mur, ce sera la preuve que tous mes efforts jusque là ont servi à quelque chose, que je suis vraiment en train de progresser en escalade : cela va me donner un grand coup d’estime de moi et me motiver à poursuivre plutôt que de… ruminer tout l’inverse si je n’y vais pas.


J’ai alors enfourché mon vélo, pédalé à toute vitesse vers le gymnase avec cet objectif en tête qui soudainement me donnait une envie d’en découdre inarrêtable.


Après l’échauffement habituel, je me suis directement rendu au pied de ce fameux mur avec la plus merveilleuse des déterminations.


J’ai essayé de le grimper une première fois… et échoué comme d’habitude.

J’ai recommencé, encore et encore; en me disant à chaque fois : “Allez mon grand ! Cette fois-ci, c’est la bonne !
 

J’ai observé d’autres grimpeurs en analysant leur technique : le placement des pieds, la position des doigts pour verrouiller la prise.


Allez Antoine, si eux y arrivent, il n’y a pas de raison que toi non !


Après chaque échec, j’ai retenu ma colère et essayé de comprendre ce qui m’a eu manqué.


Je me suis même autorisé à d’abord terminer la voie en utilisant des prises d’une voie voisine ; ce qui est totalement de la triche !


Mais qui va me juger ?


En faisant cela je me prouve que je peux arriver en haut : je “désacralise” cet acte.

Je désarme la petite voix dans ma tête qui tente de me convaincre que je ne pourrais jamais y arriver.


Jusqu’au moment où enfin, après plus d’une heure de tentatives, ça finit enfin par rentrer !!


Wouhou !!!

Évidemment cette réalisation n’ajoute aucune ligne sur mon CV.


Les voies sont remplacées par des nouvelles toutes les 2 semaines : bientôt la « mienne » disparaîtra à tout jamais.


En revanche, grâce à cette petite victoire cette semaine, j’ai gagné en technique et en force du bout des doigts jusqu’à la pointe des pieds : en bref, je suis devenu meilleur en escalade.


Aussi (et surtout ?) : j’ai fait progresser mon mental, amélioré mon estime de moi et appris quelques belles leçons.
 

Je me les suis notées pour plus tard :

  • Lors d’une baisse de motivation, on peut considérer sa séance (ou répétition de n’importe quelle habitude) comme un mini-challenge.
    Ce n’est pas attrayant ni encourageant de se dire “Ce soir je dois aller au gymnase pendant 2 heures” ; alors que se dire “je vais enfin réussir à grimper cette voie avant qu’ils ne la remplacent” l’est !
     
  • Dans la difficulté, ne pas hésiter à “tricher” pour contourner une difficulté ponctuelle plutôt que de renoncer à tout le projet.
     
  • Croire en soi et être patient dans l’échec, se parler avec bienveillance, est fondamental.
     
  • Ne pas se dévaloriser lorsqu’on voit d’autres personnes avoir tant de facilité dans ce qui nous est très difficile : y voir plutôt une marge de progression qu’on peut atteindre avec de la constance dans la pratique.
     
  • Se méfier de la petite voix de son cerveau : il est programmé génétiquement pour chercher le chemin du moindre effort.
     
  • La dynamique dans laquelle on se trouve lorsqu’on est sur une bonne série de rendez-vous honorés est très puissante.
    Il est beaucoup moins coûteux de s’atteler à ne pas rompre une série, plutôt qu’il en sera d’en démarrer une nouvelle.
    Lisez à nouveau cette dernière phrase.
     
  • De plus, mentalement, maintenir une série de bonnes habitudes entretient un cercle vertueux alors que l’interrompre peut démarrer un cercle vicieux : il faut l’éviter à tout prix !
     

Et vous , quelles ont été vos réussites cette semaine ?


Comment ça, aucune ?


Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez dès aujourd’hui vous fixer un défi à relever cette semaine.


Et n’hésitez pas à me raconter comment cela s’est passé pour vous, je vous lirai comme toujours avec beaucoup de plaisir.


Antoine

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